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La désobstruction


Les entrées de cavernes sont parfois infranchissables. À l'occasion, des passages jusque là praticables rétrécissent au point de n'être pas humainement pénétrables. Pourtant, derrière ce bouchon, ça continue! On le sait, on le sent, on veut le croire. Un courant d'air trahit les immenses vides souterrains rêvés, un caillou lancé résonne.

Parfois, on creuse à la main, dégageant argile, cailloux, blocs, troncs. Souvent la pelle et le seau sont nos meilleurs complices. Les barres à mine, les pics, les treuils font aussi partie de notre arsenal.

Même si on a bien étudié le terrain et qu'on est sûr de la pertinence du chantier, il faut de la chance et beaucoup de persévérance pour voir ses efforts récompensés. On se bute souvent à un cul-de-sac. C'est une tâche ingrate et pénible. Mais si ce travail de terrassier en rebute plus d'un, c'est souvent au Québec le meilleur moyen d'atteindre le nirvana du spéléo: la première!

Par exemple, sans cette technique, nous n'aurions pu connaître la plus longue grotte du Québec: Boischatel (3 km).